Signer une lettre, ce n'est pas seulement y apposer son nom, c'est beaucoup plus que cela. C'est la revendiquer, la faire sienne entièrement. Se l'approprier.

À lire aussi de Laetitia Colombani

Je dédie mon travail à ces femmes, - \r\nLiées par leurs cheveux, - \r\nComme un grand filet d’âmes.
Tous les deux ou trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint, dans ce pays qu'on dit civilisé. Jusqu'à quand ? Dans la nature, aucune autre espèce ne se livre à ce jeu de massacre. La maltraitance des femelles n'existe pas. Pourquoi chez les humains, ce besoin de détruire, de briser ?
Du temps, voilà ce que demandent les associations. Sans doute ce qu'il y a de plus difficile à donner dans une société où chaque seconde est comptée. Offrir son temps, c'est s'engager vraiment.
C'est un fait, la société ne prévoit rien pour les beaux-pères et les belles-mères abandonnées. Ni droit de garde, ni visite. Sans lien de parenté avec l'enfant, pas de statut. On n'existe plus. On disparaît, on s'efface de leur histoire.
La situation se résume en trois lettres qui viennent la gifler. RSA. Un sigle abstrait qui s'incarne brutalement.
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Dans la même œuvre

Les mots sont des papillons, fragiles et volatils. Il faut le bon filet pour les attraper.
L'estime de soi, c'est ce qu'il y a de plus difficile à regagner.
Ne plus penser, se noyer dans la vie des autres comme elle se noyait, jadis, dans les dossiers. C'est un pis-aller, elle le sait, mais elle n'a rien d'autre à quoi se raccrocher.
Tous les deux ou trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint, dans ce pays qu'on dit civilisé. Jusqu'à quand ? Dans la nature, aucune autre espèce ne se livre à ce jeu de massacre. La maltraitance des femelles n'existe pas. Pourquoi chez les humains, ce besoin de détruire, de briser ?
Le bonheur des autres est cruel. Il vous tend un miroir sans pitié.