Le bonheur des autres est cruel. Il vous tend un miroir sans pitié.

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Tous les deux ou trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint, dans ce pays qu'on dit civilisé. Jusqu'à quand ? Dans la nature, aucune autre espèce ne se livre à ce jeu de massacre. La maltraitance des femelles n'existe pas. Pourquoi chez les humains, ce besoin de détruire, de briser ?
Aborder la jeune sans-abri, cela veut dire créer un lien, ouvrir la voie vers l'empathie. Engager la discussion, c'est reconnaître l'autre dans son humanité. Difficile ensuite de le contourner, de continuer à l'ignorer.
L'envie d'y croire. De penser que la vie est devant, toujours devant. Qu'il suffit d'un stylo pour tout changer. D'un peu de poésie pour se réinventer.
Non, Tout ne va pas bien. La terre ne tourne pas comme elle devrait. Les femmes du foyer manquent de tout, d'argent, d'affection, de liens, d'éducation. Elle-même habite un bel appartement, elle a trois comptes épargne au plafond et elle est malheureuse comme jamais.
Sa révolte est silencieuse, inaudible, presque invisible. Mais elle est là.
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Dans la même œuvre

Les mots sont des papillons, fragiles et volatils. Il faut le bon filet pour les attraper.
L'estime de soi, c'est ce qu'il y a de plus difficile à regagner.
Ne plus penser, se noyer dans la vie des autres comme elle se noyait, jadis, dans les dossiers. C'est un pis-aller, elle le sait, mais elle n'a rien d'autre à quoi se raccrocher.
Tous les deux ou trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint, dans ce pays qu'on dit civilisé. Jusqu'à quand ? Dans la nature, aucune autre espèce ne se livre à ce jeu de massacre. La maltraitance des femelles n'existe pas. Pourquoi chez les humains, ce besoin de détruire, de briser ?
Oublier ses rêves d'enfant, c'est facile, il suffit de ne plus y penser. De les recouvrir d'un voile comme on recouvre d'un drap les meubles d'une maison qu'on s'apprête à quitter.