Non, Tout ne va pas bien. La terre ne tourne pas comme elle devrait. Les femmes du foyer manquent de tout, d'argent, d'affection, de liens, d'éducation. Elle-même habite un bel appartement, elle a trois comptes épargne au plafond et elle est malheureuse comme jamais.

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C'est un fait, la société ne prévoit rien pour les beaux-pères et les belles-mères abandonnées. Ni droit de garde, ni visite. Sans lien de parenté avec l'enfant, pas de statut. On n'existe plus. On disparaît, on s'efface de leur histoire.
Le bonheur des autres est cruel. Il vous tend un miroir sans pitié.
Tel un acrobate sur un fil, elle a l'impression d'osciller au gré du vent. C'est ainsi, se dit-elle, la vie rapproche parfois les moments les plus sombres et les plus lumineux. Elle prend et donne en même temps.
Signer une lettre, ce n'est pas seulement y apposer son nom, c'est beaucoup plus que cela. C'est la revendiquer, la faire sienne entièrement. Se l'approprier.
Aborder la jeune sans-abri, cela veut dire créer un lien, ouvrir la voie vers l'empathie. Engager la discussion, c'est reconnaître l'autre dans son humanité. Difficile ensuite de le contourner, de continuer à l'ignorer.
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Les mots sont des papillons, fragiles et volatils. Il faut le bon filet pour les attraper.
L'estime de soi, c'est ce qu'il y a de plus difficile à regagner.
Ne plus penser, se noyer dans la vie des autres comme elle se noyait, jadis, dans les dossiers. C'est un pis-aller, elle le sait, mais elle n'a rien d'autre à quoi se raccrocher.
Tous les deux ou trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint, dans ce pays qu'on dit civilisé. Jusqu'à quand ? Dans la nature, aucune autre espèce ne se livre à ce jeu de massacre. La maltraitance des femelles n'existe pas. Pourquoi chez les humains, ce besoin de détruire, de briser ?
Le bonheur des autres est cruel. Il vous tend un miroir sans pitié.