La situation se résume en trois lettres qui viennent la gifler. RSA. Un sigle abstrait qui s'incarne brutalement.

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La crise qu'elle traverse est une crise de sens. Il faut sortir de soi, se tourner vers les autres, retrouver une raison de se lever le matin. Se sentir utile à quelque chose ou quelqu'un.
Tel un acrobate sur un fil, elle a l'impression d'osciller au gré du vent. C'est ainsi, se dit-elle, la vie rapproche parfois les moments les plus sombres et les plus lumineux. Elle prend et donne en même temps.
Je dédie mon travail à ces femmes, - \r\nLiées par leurs cheveux, - \r\nComme un grand filet d’âmes.
La guerre, elle l'a faite elle aussi pas besoin d'aller en Serbie. La sienne a duré vingt ans, près d'ici, dans un joli pavillon entouré de rosiers. Son ennemi était bien habillé ; il avait les traits de son mari.
Ablation, un mot qui rime avec punition, agression, mutilation, amputation, démolition. Guérison, aussi, peut-être.
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Dans la même œuvre

Les mots sont des papillons, fragiles et volatils. Il faut le bon filet pour les attraper.
L'estime de soi, c'est ce qu'il y a de plus difficile à regagner.
Ne plus penser, se noyer dans la vie des autres comme elle se noyait, jadis, dans les dossiers. C'est un pis-aller, elle le sait, mais elle n'a rien d'autre à quoi se raccrocher.
Tous les deux ou trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint, dans ce pays qu'on dit civilisé. Jusqu'à quand ? Dans la nature, aucune autre espèce ne se livre à ce jeu de massacre. La maltraitance des femelles n'existe pas. Pourquoi chez les humains, ce besoin de détruire, de briser ?
Le bonheur des autres est cruel. Il vous tend un miroir sans pitié.