L'amour est volatil, se dit-elle, il s'en va comme il vient, parfois, d'un coup d'ailes.
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Je dédie mon travail à ces femmes, - \r\nLiées par leurs cheveux, - \r\nComme un grand filet d’âmes.
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Les mots sont des papillons, fragiles et volatils. Il faut le bon filet pour les attraper.
Il ne faut pas sous-estimer les petits gestes et les sourires, ils sont puissants. Ils sont autant de remparts contre la solitude et l'abattement.
Ce n’est pas elle qui est malade, c’est la société tout entière qu’il faudrait soigner. Les faibles qu’elle devrait protéger, accompagner, elle leur tourne le dos, comme ces vieux éléphants que le troupeau laisse derrière lui, les condamnant à une mort solitaire.
Dans la lutte pour la guérison, il ne fallait pas négliger l'estime de soi, disait-elle. L'image que vous renvoie le miroir doit être votre alliée, non votre ennemie, avait-elle conclu d'un ton avisé.
Dans la même œuvre
Au médecin, elle ne demande pas ses chances, elle refuse de réduire son avenir à une statistique. Certains veulent savoir, elle pas. Elle ne laissera pas les chiffres s'immiscer en elle, dans sa conscience, dans son imaginaire, ils seraient capables de proliférer, comme la tumeur elle-même, de saper son moral, sa confiance, sa guérison.
Sa révolte est silencieuse, inaudible, presque invisible. Mais elle est là.
Ablation, un mot qui rime avec punition, agression, mutilation, amputation, démolition. Guérison, aussi, peut-être.
Un père, ça ne meurt pas, un père c'est éternel, c'est un roc, un pilier, surtout le sien.
Elle reste parfois des nuits entières, les yeux grands ouverts. Les hommes ne sont pas égaux devant le sommeil, pense-t-elle. Les hommes ne sont égaux devant rien.