Si la rose savait que sa grâce et sa beauté la conduisent droit dans un vase, elle serait la première à trancher la gorge avec sa propre épine. Mais elle l'ignore, et c'est dans cette poche d'ombre qu'elle puise la sève de sa propre survivance.

À lire aussi de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra

Vous croyez à quoi ? A la gloire ? Il n'y en a qu'une seule : l'harmonie familiale. Il n'y a que ça qui compte. Vous pouvez tutoyer les anges, si, en rentrant chez vous, vous retournez en enfer, c'est que vous êtes en train de passer à côté de la plaque.
Si tu veux t'élever dans la hiérarchie des hommes, saute sur la première marche qui se présente.
Le matin, à l'heure où la nuit retrousse ses ourlets sur les premiers attouchements du jour, je suis debout.
Quand on a choisi un chemin, aussi compliqué soit-il, on le poursuit jusqu'au bout. Sinon, on ne saura jamais ce qu'il nous promet.
Il faut toujours regarder la mer. C'est un miroir qui ne sait pas nous mentir.
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Dans la même œuvre

Personne ne fuit son pays. On ne fuit que soi-même - sa vérité ou son infortune -, comme si l'âme, trop à l'étroit dans sa peau, tentait de s'en extirper.
Si je n'ai jamais mangé à ma faim, c'est parce que je ne mange pas à tous les râteliers.
C'est un beau pays la France. Se rend-elle compte de sa féérie? Elle ne se rend même pas compte de ses chances; autrement elle mesurerait la déveine des autres nations.
Tous les écrivains vont au paradis puisque, vivants, ils portent l'enfer des hommes.
Il n'y a plus d'idéaux, il n'y a que des idiots qui se baguenaudent dans des slogans aussi creux que le ventre des affamés.