Il n'y a plus d'idéaux, il n'y a que des idiots qui se baguenaudent dans des slogans aussi creux que le ventre des affamés.

À lire aussi de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra

Là où l'amour sème, on récolte sans compter car tout redevient possible lorsque le coeur et la raison fusionnent.
Nous ne sommes que les maillons éphémères d'une chaîne que traîne à ses pieds un fantôme nommé Temps qui court à l'infini droit sur le néant.
Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le coeur qu'elle vise en premier.
Il n'est pire folie que de se croire le nombril du monde.
Tous les écrivains vont au paradis puisque, vivants, ils portent l'enfer des hommes.
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Si la rose savait que sa grâce et sa beauté la conduisent droit dans un vase, elle serait la première à trancher la gorge avec sa propre épine. Mais elle l'ignore, et c'est dans cette poche d'ombre qu'elle puise la sève de sa propre survivance.
Personne ne fuit son pays. On ne fuit que soi-même - sa vérité ou son infortune -, comme si l'âme, trop à l'étroit dans sa peau, tentait de s'en extirper.
Si je n'ai jamais mangé à ma faim, c'est parce que je ne mange pas à tous les râteliers.
C'est un beau pays la France. Se rend-elle compte de sa féérie? Elle ne se rend même pas compte de ses chances; autrement elle mesurerait la déveine des autres nations.
Tous les écrivains vont au paradis puisque, vivants, ils portent l'enfer des hommes.