Quand on a choisi un chemin, aussi compliqué soit-il, on le poursuit jusqu'au bout. Sinon, on ne saura jamais ce qu'il nous promet.

À lire aussi de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra

Une personne qui ne sait pas aimer de chaque folklore un chant et de chaque croyance un saint n'aura vécu sa vie qu'à moitié.
On mange pour ne pas mourir de faim. On chante pour s'entendre vivre.
Quelles que soit l'ampleur des dégâts, aucun cataclysme n'empêchera la Terre de tourner.
Qu'est-ce qu'un vieillard sinon un enfant qui a pris de l'âge et du ventre...
Pour qu'un coeur continue de battre la mesure des défis, il lui faut pomper dans l'échec la sève de sa survivance.
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La faute n'est pas qu'un tort, elle est la preuve que le mal est en nous, qu'il est organique, aussi nécessaire que l'angoisse et la fièvre puisque nos soucis naissent de ce qui nous fait défaut, et nos joies ne s'évaluent qu'en fonction de nos peines.
Quand on passe par Alger, on traverse le miroir. On arrive avec une âme et l'on s'en va avec une autre, toute neuve, sublime. Alger vous change une personne d'un claquement de doigts.
A charité aveugle, mendiant trop gourmand.
L'amour est fait de hasard et de chance. A une bretelle de la vie, il est là, offrande sur le chemin. S'il est sincère, il se bonifie avec le temps. Et s'il ne dure pas, c'est que l'on s'est trompé de mode d'emploi.
L'amour est le privilège des nantis. Les crève-la-faim n'y ont pas accès. Leur monde est trop sordide pour seoir au rêve ; leur idylle est une imposture.