Œuvre
La forêt des 29 (2011)
Recommençons, comme avant, à nous mettre à l’écoute du ciel, des animaux, des nuages, des arbres, des insectes, des serpents, des fleurs, des plantes. Et puisque la vie et l’eau sont les seules vérités qui tiennent, occupons nous de la vie et de l’eau
Et pour une raison qui a échappé à tous : la haine, comme l'amour, se nourrit de paroles. Elle a besoin de mots, c'est sa faille, il faut qu'elle se raconte, nul ne peut se soustraire à cette loi, pas même les êtres les plus dissimulés.
Des malheurs qui jalonnent l'histoire des humains ont régulièrement surgi des êtres d'exception qui transformèrent de fond en comble l'existence de leurs contemporains et des générations futures.
Si tu n’imagines rien, ta vie reste comme elle est, immobile.
Pas besoin de s’inventer une vie antérieure pour se sentir si proches. Leur famille, c’était la tribu des humains.
C'est aussi ça, la Grande Sécheresse. L'aridité, partout. L'amour qui se tarit comme les puits.
Personne ne cherchait à revenir en arrière ni à réfléchir à l’enchainement des événements. On vivait dans l’instant. On avait oublié la tyrannie du temps et sa loi première : l’avenir du passé n’est jamais très sûr.
Vivre, c'est connaitre le vent. Même quand il est glacé, même quand il est brûlant. Le vent est comme nous, c'est un être vivant.
Si l'on n'a pas bu l'Eau du Passé, si l'on n'est pas allé se désaltérer aux récits des Vieilles Époques, on ne sait rien des hommes ni de la vie.
Malheur à qui, alors, est la proie de l'insomnie : ses pires démons se réveillent.