Le tissu de l'amour, c'est de la soie, il ne se laisse pas si facilement recoudre, il glisse entre les doigts, l'instant d'après, il n'est plus là.
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Malheur à qui, alors, est la proie de l'insomnie : ses pires démons se réveillent.
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À lire aussi de Irène Frain
Pas besoin de s’inventer une vie antérieure pour se sentir si proches. Leur famille, c’était la tribu des humains.
Elle ignore encore que les histoires d'amour sont comme les êtres humains, quand on veut les assassiner : elles tiennes à la vie, elles résistent, elles se débattent.
Et voilà que la vie, soudain, la vie têtue, la vie puissante, imprévisible, la vie qui, mine de rien, va et vient comme les marées, réclame sa place, recommence d'exiger son droit au plaisir, sa part de rêve.
Si l'on n'a pas bu l'Eau du Passé, si l'on n'est pas allé se désaltérer aux récits des Vieilles Époques, on ne sait rien des hommes ni de la vie.
Dans la même œuvre
Recommençons, comme avant, à nous mettre à l’écoute du ciel, des animaux, des nuages, des arbres, des insectes, des serpents, des fleurs, des plantes. Et puisque la vie et l’eau sont les seules vérités qui tiennent, occupons nous de la vie et de l’eau
Et pour une raison qui a échappé à tous : la haine, comme l'amour, se nourrit de paroles. Elle a besoin de mots, c'est sa faille, il faut qu'elle se raconte, nul ne peut se soustraire à cette loi, pas même les êtres les plus dissimulés.
Des malheurs qui jalonnent l'histoire des humains ont régulièrement surgi des êtres d'exception qui transformèrent de fond en comble l'existence de leurs contemporains et des générations futures.
Si tu n’imagines rien, ta vie reste comme elle est, immobile.
Pas besoin de s’inventer une vie antérieure pour se sentir si proches. Leur famille, c’était la tribu des humains.