Personne ne cherchait à revenir en arrière ni à réfléchir à l’enchainement des événements. On vivait dans l’instant. On avait oublié la tyrannie du temps et sa loi première : l’avenir du passé n’est jamais très sûr.

À lire aussi de Irène Frain

Vivre, c'est connaitre le vent. Même quand il est glacé, même quand il est brûlant. Le vent est comme nous, c'est un être vivant.
Et pour une raison qui a échappé à tous : la haine, comme l'amour, se nourrit de paroles. Elle a besoin de mots, c'est sa faille, il faut qu'elle se raconte, nul ne peut se soustraire à cette loi, pas même les êtres les plus dissimulés.
J'aime les traces. Oui, elles finissent par s'effacer. Mais pas toutes. Et la mémoire, lorsqu'elle triomphe de l'oubli, est féroce.
Il en va ainsi des histoires d’amour : même lorsqu’elle sont finies, des riens – bouts de scène, mots en miettes, gestes saisis au vol – demeurent figés dans la mémoire des amants et ne meurent qu’avec eux .
On ne possède jamais une femme. Un homme non plus. Il y a toujours un mystère, un désarroi.
Toutes les citations de Irène Frain →

Dans la même œuvre

Recommençons, comme avant, à nous mettre à l’écoute du ciel, des animaux, des nuages, des arbres, des insectes, des serpents, des fleurs, des plantes. Et puisque la vie et l’eau sont les seules vérités qui tiennent, occupons nous de la vie et de l’eau
Et pour une raison qui a échappé à tous : la haine, comme l'amour, se nourrit de paroles. Elle a besoin de mots, c'est sa faille, il faut qu'elle se raconte, nul ne peut se soustraire à cette loi, pas même les êtres les plus dissimulés.
Des malheurs qui jalonnent l'histoire des humains ont régulièrement surgi des êtres d'exception qui transformèrent de fond en comble l'existence de leurs contemporains et des générations futures.
Si tu n’imagines rien, ta vie reste comme elle est, immobile.
Pas besoin de s’inventer une vie antérieure pour se sentir si proches. Leur famille, c’était la tribu des humains.