On ne possède jamais une femme. Un homme non plus. Il y a toujours un mystère, un désarroi.

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Et pour une raison qui a échappé à tous : la haine, comme l'amour, se nourrit de paroles. Elle a besoin de mots, c'est sa faille, il faut qu'elle se raconte, nul ne peut se soustraire à cette loi, pas même les êtres les plus dissimulés.
Chaque humain, jusqu'à sa mort, garde en lui, un petit lac d'innocence ; c'est la vie qui le meurtrit et qui le pousse à blesser les autres humains.
Écrire, c’est résister.
Le tissu de l'amour, c'est de la soie, il ne se laisse pas si facilement recoudre, il glisse entre les doigts, l'instant d'après, il n'est plus là.
Flagrant délit d'amour, flagrant délit d'espoir, rêve qu'un enfant puisse conjurer toute la violence du monde, son implacable dureté.
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L'amour d'un homme, ça s'oublie. Pour celui d'un enfant, comment faire ?
Restons-nous jusqu'au dernier souffle, comme certains le prétendent, l'enfant que nous avions été ?
Il n'y a pas que la vie qui fasse vieillir, les souvenirs s'y entendent encore mieux, quand la mémoire est impuissante à leur trouver un sens.
Flagrant délit d'amour, flagrant délit d'espoir, rêve qu'un enfant puisse conjurer toute la violence du monde, son implacable dureté.
Elle fuyait le jour, il lui fallait la nuit. On aurait dit qu'elle avait décidé d'apprivoiser la solitude, le désert qui menaçait de gagner sa maison et sa vie.