Chaque humain, jusqu'à sa mort, garde en lui, un petit lac d'innocence ; c'est la vie qui le meurtrit et qui le pousse à blesser les autres humains.

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Il a l'air de penser que, chez tout homme, même la plus noire crapule, demeure un lac d'innocence absolument intact. Selon lui, il peut resurgir à tout moment au grand jour. Il suffit que le type, ou la fille, reçoive un peu d'amour.
Recommençons, comme avant, à nous mettre à l’écoute du ciel, des animaux, des nuages, des arbres, des insectes, des serpents, des fleurs, des plantes. Et puisque la vie et l’eau sont les seules vérités qui tiennent, occupons nous de la vie et de l’eau
Et pour une raison qui a échappé à tous : la haine, comme l'amour, se nourrit de paroles. Elle a besoin de mots, c'est sa faille, il faut qu'elle se raconte, nul ne peut se soustraire à cette loi, pas même les êtres les plus dissimulés.
J'ai entrepris d'écrire ce livre quatorze mois après le meurtre, quand le silence m'est devenu insupportable.
Si l'on n'a pas bu l'Eau du Passé, si l'on n'est pas allé se désaltérer aux récits des Vieilles Époques, on ne sait rien des hommes ni de la vie.
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Dans la même œuvre

Entre la fidélité et la liberté, y-a-t-il une conciliation possible ?
Le tissu de l'amour, c'est de la soie, il ne se laisse pas si facilement recoudre, il glisse entre les doigts, l'instant d'après, il n'est plus là.
Elle ignore encore que les histoires d'amour sont comme les êtres humains, quand on veut les assassiner : elles tiennes à la vie, elles résistent, elles se débattent.
Il en va ainsi des histoires d’amour : même lorsqu’elle sont finies, des riens – bouts de scène, mots en miettes, gestes saisis au vol – demeurent figés dans la mémoire des amants et ne meurent qu’avec eux .
Le rire, en amour, ça ne trompe pas.