Il a l'air de penser que, chez tout homme, même la plus noire crapule, demeure un lac d'innocence absolument intact. Selon lui, il peut resurgir à tout moment au grand jour. Il suffit que le type, ou la fille, reçoive un peu d'amour.

À lire aussi de Irène Frain

Les morts vivent constamment à nos côtés, nous accompagnent au quotidien ; leur dernière demeure, davantage que leur tombe, est notre mémoire.
Elle ignore encore que les histoires d'amour sont comme les êtres humains, quand on veut les assassiner : elles tiennes à la vie, elles résistent, elles se débattent.
Mais savoir n'est pas nécessairement un bienfait. On peut savoir et ne rien comprendre à ce qu'on sait. Seulement comment comprendre quand on ne sait rien ?
Personne ne cherchait à revenir en arrière ni à réfléchir à l’enchainement des événements. On vivait dans l’instant. On avait oublié la tyrannie du temps et sa loi première : l’avenir du passé n’est jamais très sûr.
Chaque humain, jusqu'à sa mort, garde en lui, un petit lac d'innocence ; c'est la vie qui le meurtrit et qui le pousse à blesser les autres humains.
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Entre la fidélité et la liberté, y-a-t-il une conciliation possible ?
Le tissu de l'amour, c'est de la soie, il ne se laisse pas si facilement recoudre, il glisse entre les doigts, l'instant d'après, il n'est plus là.
Chaque humain, jusqu'à sa mort, garde en lui, un petit lac d'innocence ; c'est la vie qui le meurtrit et qui le pousse à blesser les autres humains.
Elle ignore encore que les histoires d'amour sont comme les êtres humains, quand on veut les assassiner : elles tiennes à la vie, elles résistent, elles se débattent.
Il en va ainsi des histoires d’amour : même lorsqu’elle sont finies, des riens – bouts de scène, mots en miettes, gestes saisis au vol – demeurent figés dans la mémoire des amants et ne meurent qu’avec eux .