Que notre vie n'ait pas de valeur artistique, c'est très possible. Raison de plus pour que le littérature en ait une.

À lire aussi de Amélie Nothomb

Il y a des gens qui vous envahissent avec leur logorrhée : on a la pénible impression d'être prisonnier de leur mots.
Le voyage d'affaires est à ce point la négation du voyage qu'il ne devrait pas porter ce nom. Cette activité devrait s'appeler déplacement de commerçant.
Bien plus des les problèmes métaphysiques, ce sont les infimes contrariétés qui signalent l'absurdité de l'existence.
(Elle) se mit à tapoter, avec une vitesse fulgurante, sur sa calculette dont elle n'avait même pas besoin de regarder le clavier.
Cela n'empêche et n'empêchera pas une importante proportion des gens d'affirmer qu'il n'y a rien après la mort. C'est une conviction qui ne me choque pas, si ce n'est par son aspect péremptoire et surtout par l'intelligence supérieure dont se targuent ses tenants. comment s'en étonner ? Se sentir plus intelligent qu'autrui est toujours le signe d'une déficience.
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Dans la même œuvre

Votre vie peut être médiocre, puisque la littérature compensera.
L'évêque Remi baptisait Clovis en disant: Brûle ce que tu as adoré, adore ce que tu as brûlé. Cette phrase m'a toujours fasciné. Elle est devenue mon emploi du temps.
Les gens sont les mêmes dans la lecture que dans la vie: égoïstes, avides de plaisir et inéducables. Il n'appartient pas à l'écrivain de se lamenter sur la médiocrité de ses lecteurs mais de les prendre tels qu'ils sont.
C'est si confortable de continuer à salir la réputation d'un livre. Aucun risque que le bouquin se venge: c'est ça qui est bien avec la littérature. On peut tout se permettre.
Un livre est un bibelot que l'on contemple pour se consoler du monde.