Le mal trouve toujours son origine dans l'esprit. Sans le garde-fou du corps, la nuisance spirituelle va pouvoir commencer.
❧
Un livre est un bibelot que l'on contemple pour se consoler du monde.
◆
À lire aussi de Amélie Nothomb
Vous savez, les adultes apprennent aux enfants à dire bonjour à la dame et à ne pas se mettre les doigts dans le nez. Ils ne leur apprennent pas à ne pas tuer leurs petits camarades de classe.
L'argent, chez Yumimoto, dépassait l'entendement humain. A partir d'une certaine accumulation de zéros, les montants quittaient le domaine des nombres pour entrer dans celui de l'art abstrait.
Les femmes sont aussi lassantes que les hommes. Mais avec certaines d'entre elles, l'amour est possible, qui ne lasse pas. Il y a là un mystère.
Imaginez une ville qui soit à la fois aussi mystique et sublime que Pagan, aussi riche et bourgeoise que Bordeaux, aussi technologique et chaotique que Seattle : pour autant qu'une telle mixture soit imaginable, c'est ce qui évoque le mieux Kyoto.
Dans la même œuvre
Que notre vie n'ait pas de valeur artistique, c'est très possible. Raison de plus pour que le littérature en ait une.
Votre vie peut être médiocre, puisque la littérature compensera.
L'évêque Remi baptisait Clovis en disant: Brûle ce que tu as adoré, adore ce que tu as brûlé. Cette phrase m'a toujours fasciné. Elle est devenue mon emploi du temps.
Les gens sont les mêmes dans la lecture que dans la vie: égoïstes, avides de plaisir et inéducables. Il n'appartient pas à l'écrivain de se lamenter sur la médiocrité de ses lecteurs mais de les prendre tels qu'ils sont.
C'est si confortable de continuer à salir la réputation d'un livre. Aucun risque que le bouquin se venge: c'est ça qui est bien avec la littérature. On peut tout se permettre.