L'évêque Remi baptisait Clovis en disant: Brûle ce que tu as adoré, adore ce que tu as brûlé. Cette phrase m'a toujours fasciné. Elle est devenue mon emploi du temps.

À lire aussi de Amélie Nothomb

Les mensonges ont de curieux pouvoirs: celui qui les a inventés leur obéit.
Un spectateur inculte et sincère qui entend du nô pour la première fois ne peut éprouver qu'un profond malaise, comme l'étranger qui mange pour la première fois l'âpre prune marinée au sel du petit-déjeuner traditionnel japonais.
Le son est souvent plus important que le sens.
Si j'ai écrit ce moment, c'était parce qu'il était impossible à dire. L'écriture commence là où s'arrête la parole, et c'est un grand mystère que ce passage de l'indicible au dicible. La parole et l'écrit se relaient et ne se recoupent jamais.
A présent, j'ai compris : c'est une véritable handicapée mentale. Tout s'explique.
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Dans la même œuvre

Que notre vie n'ait pas de valeur artistique, c'est très possible. Raison de plus pour que le littérature en ait une.
Votre vie peut être médiocre, puisque la littérature compensera.
Les gens sont les mêmes dans la lecture que dans la vie: égoïstes, avides de plaisir et inéducables. Il n'appartient pas à l'écrivain de se lamenter sur la médiocrité de ses lecteurs mais de les prendre tels qu'ils sont.
C'est si confortable de continuer à salir la réputation d'un livre. Aucun risque que le bouquin se venge: c'est ça qui est bien avec la littérature. On peut tout se permettre.
Un livre est un bibelot que l'on contemple pour se consoler du monde.