Quand la chanson disait Tu reverras Paname - \r\nCeux qu'un oeillet de sang allait fleurir tantôt - \r\nQuelque part devant Saint-Mihiel ou Neufchâteau - \r\nEntourant le chanteur comme des mains la flamme - \r\nSentaient frémir en eux la pointe du couteau

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L'avenir c'est ce qui dépasse - \r\nLa main tendue et c'est l'espace - \r\nAu-delà du chemin battu - \r\nC'est l'homme vainqueur par l'espèce - \r\nAbattant sa propre statue - \r\nDebout sur ce qu'il imagine - \r\nComme un chasseur de sauvagines - \r\nDénombrant les oiseaux qu'il tue.
Devant eux, presqu'au coin du boulevard, dans une ruelle, l'enseigne lumineuse flambait: Hôtel.
Pas vilaine, cette jeunesse. Il était très sensible à la fraîcheur, lui dont le teint était vilainement brouillé.
Tu n'as pas eu le choix entre l'âge d'or et l'âge de pierre.
Une femme c'est un portrait dont l'univers est le lointain - A Paris nous changions de quartier comme on change de chemise - De la femme vient la lumière et le soir comme le matin - Autour d'elle tout s'organise.
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Paris rêve et jamais il n'est plus redoutable - \r\nPlus orageux jamais que muet mais rêvant - \r\nDe ce rêve des ponts sous leurs arches de vent - \r\nDe ce rêve aux yeux blancs qu'on voit aux dieux des fables - \r\nDe ce rêve mouvant dans les yeux des vivants\r\n
Comme on laisse à l'enfant pour qu'il reste tranquille - \r\nDes objets sans valeur traînant sur le parquet - \r\nPeut-être devinant quel alcool me manquait - \r\nLe hasard m'a jeté des photos de ma ville - \r\nLes arbres de Paris ses boulevards ses quais
Qui n'a pas vu le jour se lever sur la Seine - \r\nIgnore ce que c'est que ce déchirement - \r\nQuand prise sur le fait la nuit qui se dément - \r\nSe défend se défait les yeux rouges obscène - \r\nEt Notre-Dame sort des eaux comme un aimant.\r\n\r\n
Toute aube est pour quelqu'un la peine capitale - \r\nÀ vivre condamné que le sommeil trompa - \r\nEt la réalité trace avec son compas - \r\nCe triste trait de craie à l'orient des Halles - \r\nLes contes ténébreux ne le dépassent pas.
Paris s'éveille et moi pour retrouver ces mythes - \r\nQui nous brûlaient le sang dans notre obscurité - \r\nJe mettrai dans mes mains mon visage irrité - \r\nQue renaisse le chant que les oiseaux imitent - \r\nEt qui répond Paris quand on dit liberté