Mon amour, je t'attendrai sans fin à partir de six heures, demain comme toujours.
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Paris rêve et jamais il n'est plus redoutable - \r\nPlus orageux jamais que muet mais rêvant - \r\nDe ce rêve des ponts sous leurs arches de vent - \r\nDe ce rêve aux yeux blancs qu'on voit aux dieux des fables - \r\nDe ce rêve mouvant dans les yeux des vivants\r\n
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L'avare jusqu'au bout dans ses bras entend serrer son trésor - \r\nIl ne peut pas imaginer autre dénouement à son sort - \r\nComme lui je vois clairement le visage de mon destin - \r\nO mon or entre mes bras dans la blancheur du dernier matin
Comme tu es légère légère en ton sommeil puéril - \r\nAbandonnée et confiante abandonnée à tes périls - \r\nO léger souffle de ma vie ô douce à veiller cœur sans bruit - \r\nÉmerveillé que je te garde et te regarde dans la nuit
Les gens sont singuliers. Ils interprètent vos actes. Ils veulent en comprendre la logique.
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne - Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux - Tu m'a pris par la main comme un amant heureux.
Dans la même œuvre
Comme on laisse à l'enfant pour qu'il reste tranquille - \r\nDes objets sans valeur traînant sur le parquet - \r\nPeut-être devinant quel alcool me manquait - \r\nLe hasard m'a jeté des photos de ma ville - \r\nLes arbres de Paris ses boulevards ses quais
Qui n'a pas vu le jour se lever sur la Seine - \r\nIgnore ce que c'est que ce déchirement - \r\nQuand prise sur le fait la nuit qui se dément - \r\nSe défend se défait les yeux rouges obscène - \r\nEt Notre-Dame sort des eaux comme un aimant.\r\n\r\n
Toute aube est pour quelqu'un la peine capitale - \r\nÀ vivre condamné que le sommeil trompa - \r\nEt la réalité trace avec son compas - \r\nCe triste trait de craie à l'orient des Halles - \r\nLes contes ténébreux ne le dépassent pas.
Paris s'éveille et moi pour retrouver ces mythes - \r\nQui nous brûlaient le sang dans notre obscurité - \r\nJe mettrai dans mes mains mon visage irrité - \r\nQue renaisse le chant que les oiseaux imitent - \r\nEt qui répond Paris quand on dit liberté
C'est un pont que je vois si je clos mes paupières - \r\nLa Seine y tourne avec ses tragiques totons - \r\nO noyés dans ses bras noueux comment dort-on - \r\nC'est un pont qui s'en va dans ses loges de pierre - \r\nDes repos arrondis en forment les festons\r\n