Les artistes sont souvent les lutins de la pensée.
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Quand il s'agit d'eux-mêmes, de leur valeur, de leur talent, plusieurs croient à la génération spontanée.
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Les prophètes de malheur commencent parfois ainsi leur prédiction : Un beau jour...
Celui qui plante un clou dans l'appartement où il s'installe croit toujours plus ou moins y fixer le bonheur.
L'âme de l'homme ne s'enrichit que tard de toute la tendresse et la constance de la femme.
Chaque vingt-quatre heures, au réveil, l'esprit muni de ses ailes part à la conquête du jour. Mais ces ailes vont bientôt frôler un peu de glu qui les attachera aux réalités de la vie.
Dans la même œuvre
L'homme éveillé choisit ses rêves. Celui qui dort les subit.
A la rencontre des douleurs morales, nos souffrances physiques recherchent l'appui des vieux murs familiers.
Pareille à un chien de chasse racé, la femme mauvaise est douée d'un flair particulier pour découvrir un bonheur caché et le détruire.
Celui qui est grandi la douleur trouve son fond de douceur dans son mal : c'est la souffrance dorée.
L'échelle sur laquelle monte notre âme est toujours dressée par la souffrance.