Jadis, la femme ne se croyait vraiment chez elle que devant son armoire ouverte. Aujourd'hui, son armoire c'est le monde entier.
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A la rencontre des douleurs morales, nos souffrances physiques recherchent l'appui des vieux murs familiers.
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«Un grand coeur ! » Est-ce parce qu'il ne contient souvent qu'une seule affection que nous le désignons ainsi ?
Notre âme est comme le fruit: en mûrissant, elle se détache.
On endort les maux de l'enfant avec des chants. L'homme soulage les siens par des cris.
La vieillesse frappe longtemps à la porte des retardataires avant qu'on lui dise : Entrez ; mais une fois introduite, elle est maîtresse de la place.
Dans la même œuvre
L'homme éveillé choisit ses rêves. Celui qui dort les subit.
Pareille à un chien de chasse racé, la femme mauvaise est douée d'un flair particulier pour découvrir un bonheur caché et le détruire.
Celui qui est grandi la douleur trouve son fond de douceur dans son mal : c'est la souffrance dorée.
L'échelle sur laquelle monte notre âme est toujours dressée par la souffrance.
La femme a la mémoire du coeur : l'homme plutôt celle des yeux.