Beaucoup lisent pour dire «J'ai lu». Et d'autres pour dire «J'ai pensé».
❧
Celui qui est grandi la douleur trouve son fond de douceur dans son mal : c'est la souffrance dorée.
◆
À lire aussi de Augusta Amiel-Lapeyre
Au déclin de la vie, les gradins qui invitent l'homme à descendre ne sont pas d'égale hauteur.
L'homme ne connaît pas l'homme ; et souvent ne veut même pas le connaître : d'où les conflits qui déchirent le monde.
Même en musique où tout est harmonie, il y a des pauses, des silences. Acceptons donc aussi ces arrêts du coeur dont nous souffrons parfois de la part de ceux qui nous aiment.
A la campagne, les jours de pluie et de bourrasque, si notre oisiveté le permet, nous abritons notre ennui au fond de notre Moi... où d'ailleurs nous trouvons parfois d'autres rafales.
Dans la même œuvre
L'homme éveillé choisit ses rêves. Celui qui dort les subit.
A la rencontre des douleurs morales, nos souffrances physiques recherchent l'appui des vieux murs familiers.
Pareille à un chien de chasse racé, la femme mauvaise est douée d'un flair particulier pour découvrir un bonheur caché et le détruire.
L'échelle sur laquelle monte notre âme est toujours dressée par la souffrance.
La femme a la mémoire du coeur : l'homme plutôt celle des yeux.