Auteur

Augusta Amiel-Lapeyre

Comme la beauté, la bonté des femmes n'est souvent qu'un maquillage.
La tyrannie a bien des esclaves, mais l'amour reste un affranchi.
L'amour est la nostalgie inconsciente du ciel.
La bonté est remplacée chez l'avare par la serviabilité.
Certains n'ont pas de défaillances; ils n'ont que des lacunes.
La véritable intelligence vient du coeur.
Avec des «Si» on voudrait construire, avec des «Mais» on démolit.
L'âme de l'homme ne s'enrichit que tard de toute la tendresse et la constance de la femme.
Plus vite que les morts les absents disparaissent.
Dans le domaine de la sensibilité, l'indifférence est une paralysie du coeur.
Les coeurs de grande capacité dédaignent les demi-mesures.
Notre âme est comme le fruit: en mûrissant, elle se détache.
La femme dit: «Je t'aime.» L'homme dit: «Aime-moi.»
J'ignore les amours de Machiavel... mais je suppose qu'il n'a pu être séduit que par une âme droite et confiante.
Les artistes sont souvent les lutins de la pensée.
- J'attends. - - Quoi? - - L'inattendu.
La bâtise ouvre la bouche et ferme les oreilles.
La femme moderne a ouvert si bas son corsage que son coeur s'est échappé.
Dans une causerie, épuiser son sujet, c'est épuiser aussi... la patience de son interlocuteur.
C'est si bon de donner aux bons que, cet acte n'étant guère accompagné de mérite, Dieu nous oblige aussi à donner aux méchants.
Beaucoup lisent pour dire «J'ai lu». Et d'autres pour dire «J'ai pensé».
La rosserie est l'un des sous-produits de la civilisation.
Ceux qui ont la prétention de tout savoir n'ont pas souvent le talent de tout comprendre.
L'homme a tellement besoin d'un maître qu'il accepte parfois un tyran.
Les croix dorées sont généralement en plomb.

Œuvres de Augusta Amiel-Lapeyre

Pensées sauvages (1909)Pensées sauvages (1923)Pensées sauvages. Suite de la deuxième série... (1935)