Les prophètes de malheur commencent parfois ainsi leur prédiction : Un beau jour...

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La femme a la mémoire du coeur : l'homme plutôt celle des yeux.
Le fort déverse sa colère sur celui qui la fait naître. Le faible la répand sur plus faible que lui.
Les vieillards aiment les sucreries; ils ont absorbé tant d'amertumes!
Il n'appartient pas aux seuls aviateurs de regarder la terre de très haut.
Notre âme est comme le fruit: en mûrissant, elle se détache.
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Dans la même œuvre

L'homme éveillé choisit ses rêves. Celui qui dort les subit.
A la rencontre des douleurs morales, nos souffrances physiques recherchent l'appui des vieux murs familiers.
Pareille à un chien de chasse racé, la femme mauvaise est douée d'un flair particulier pour découvrir un bonheur caché et le détruire.
Celui qui est grandi la douleur trouve son fond de douceur dans son mal : c'est la souffrance dorée.
L'échelle sur laquelle monte notre âme est toujours dressée par la souffrance.