Pour un acteur, ce n'est pas très intéressant de jouer un type sympa. L'instabilité, le trouble sont beaucoup plus riches. Et surtout, c'est bien de varier.

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Les zoos me dépriment : fait-on visiter des prisons aux ours et aux girafes ?
Quand on a la chance de faire les bonnes rencontres, on les garde. Encore faut-il pouvoir le faire, parce qu'au bout d'un moment, il y en a pas mal qui décanillent.
Je suis davantage du soir ou de la nuit. J'aime les fins de journée, cet instant de transition entre deux états, quand le soleil envisage de se coucher : la lumière décline, s'adoucit, ses ombres se dessinent, les bruits changent, des animaux se réveillent
Avec moi, ça vient du coeur ou du fusil.
Je peux me perdre des heures entières dans une strophe de Baudelaire, y nager inlassablement. Si nous sommes tous nostalgiques du ventre maternel, eh bien, j'ai retrouvé ce confort originel dans les poèmes.
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Avec moi, ça vient du coeur ou du fusil.
Il faut avoir le respect du metteur en scène, mais si on tourne avec un nase ou un nul, on le sait tout de suite.
J'ai été élevé dans une famille pas religieuse du tout. Ma grand-mère catholique allait à la messe parce que ça lui rappelait son enfance, sa jeunesse.
Mon intérêt pour ce métier ne faiblit pas; quand on a eu la chance de le faire, il faut le reconnaître.
J'aime ce qui reste de l'ordre de l'immédiat, de l'instant. Je lis le scénario et je demande tout de suite quels seront les partenaires, c'est capital. Un film, il faut que ce soit une rencontre.