Le meurtre est profondément humain ; la victime et le meurtrier. Décrire ce dernier sous un jour monstrueux ou grotesque, c'est lui donner un avantage injuste. Non. Les tueurs sont des humains et chaque meurtre prend racine dans une émotion.
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Penny Louise
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Il est tellement plus réconfortant de constater le mal chez les autres ; cela excuse nos mauvais comportements.
Beaucoup de choses peuvent se cacher dans le silence. Ou du moins tenter de s’y cacher.La plupart des émotions, savait-il, finissaient par sortir. Surtout la colère.
Il recueillait des sentiments. Il relevait des émotions. Car le meurtre est profondément humain. Il ne s'agit pas tant de savoir ce que font les gens, mais comment ils se sentent, car c'est là que tout commence. Un sentiment jadis humain et naturel s'est gauchi, est devenu monstrueux, fielleux, corrosif, jusqu'à ronger son contenant même. Jusqu'à ce qu'il ne reste presque plus rien d'humain.
Elle avait lu un passage de l'hommage d'Auden à Hermann Melville : Le mal n'est jamais spectaculaire et toujours humain. Il dort dans nos lits et mange à nos tables.
Dans la même œuvre
Les gens meurent petit bout par petit bout, en une série de petites morts. Ils perdent la vue, l'ouïe, leur autonomie. Ça, ce sont les morts physiques. Mais il y en a d'autres,moins évidentes, mais plus fatales. Ils perdent courage. Ils perdent espoir. Ils perdent confiance. Ils se désintéressent de tout. Et, finalement, ils se perdent eux-mêmes.
Le violoniste fait chanter son instrument, le violoneux le fait danser...
Le chant grégorien était le père de la musique du monde occidental. Mais ses enfants ingrats finirent par le tuer. Il fut enterré et oublié.
Beaucoup de choses peuvent se cacher dans le silence. Ou du moins tenter de s’y cacher.La plupart des émotions, savait-il, finissaient par sortir. Surtout la colère.
Des millions de gens sont prêts à croire n'importe quoi. Ils voient le Christ dans une crêpe et se mettent à la vénérer.