Il recueillait des sentiments. Il relevait des émotions. Car le meurtre est profondément humain. Il ne s'agit pas tant de savoir ce que font les gens, mais comment ils se sentent, car c'est là que tout commence. Un sentiment jadis humain et naturel s'est gauchi, est devenu monstrueux, fielleux, corrosif, jusqu'à ronger son contenant même. Jusqu'à ce qu'il ne reste presque plus rien d'humain.

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Beaucoup de choses peuvent se cacher dans le silence. Ou du moins tenter de s’y cacher.La plupart des émotions, savait-il, finissaient par sortir. Surtout la colère.
Il est tellement plus réconfortant de constater le mal chez les autres ; cela excuse nos mauvais comportements.
Des millions de gens sont prêts à croire n'importe quoi. Ils voient le Christ dans une crêpe et se mettent à la vénérer.
Le meurtre est profondément humain ; la victime et le meurtrier. Décrire ce dernier sous un jour monstrueux ou grotesque, c'est lui donner un avantage injuste. Non. Les tueurs sont des humains et chaque meurtre prend racine dans une émotion.
Ça s’appelle la pensée magique. « Si je fais telle chose, telle autre arrivera », même s’il n’y a aucun lien entre les deux. « Si je marche sur une fente du trottoir, ma mère se fera mal au dos. » Ou si je passe sous une échelle, ou si je casse un miroir. On nous apprend très jeune à croire à la magie, puis nous passons le reste de notre vie à être punis pour ça .
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Mais hélas ! qu'il est amer de ne voir le bonheur que par les yeux d'autrui !
La peur peut empêcher certaines personne de commettre un meurtre, mais il avait la certitude que c’est elle qui pousse la plupart des gens à tuer. Cachée sous les autre émotions, c’est elle qui les déforme, les transforme en quelque chose de morbide. C’est un alchimiste qui peut changer la lumière du jour en nuit, la joie en désespoir
Ça s’appelle la pensée magique. « Si je fais telle chose, telle autre arrivera », même s’il n’y a aucun lien entre les deux. « Si je marche sur une fente du trottoir, ma mère se fera mal au dos. » Ou si je passe sous une échelle, ou si je casse un miroir. On nous apprend très jeune à croire à la magie, puis nous passons le reste de notre vie à être punis pour ça .
Si on dégage une énergie de colère, c’est ce qu’on reçoit en retour.
De toutes les choses qu'on garde en soi, les pires sont les secrets. Ce qui nous fait honte et si peur qu'on doit même se le cacher à soi-même. Les secrets mènent aux illusions, qui à leur tour mènent aux mensonges, et ceux-ci créent un mur.