Pour gagner de quoi vivre, je ne dispose que des produits dérivés de ma peur.
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Parce qu’un écrivain utilise dans le bon ordre un sujet, un verbe, un complément, je devrais me passionner pour un abruti coincé entre sa femme et sa maîtresse, sur fond de révolution ou de guerre mondiale ?
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À lire aussi de Roland Topor
Stupéfiant! Tout le temps que j'avais devant moi, il est derrière.
Le temps n'est pas moins pollué que l'espace: je viens de passer un sale quart d'heure.
L'erreur, comme le rire, est le propre de l'homme. Mais infiniment plus créatrice.
Mon capital vie fond plus vite qu’un glaçon dans un verre de vin chaud : il suffit de remplacer un an par un franc pour évaluer le montant de l'addition : cinquante-huit ans, cinquante-huit francs. Les plus riches ont moins de cent francs, cent ans de vie en poche.
Dans la même œuvre
Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
L'argent, si concret quand on en manque ou quand on en a peu, devient léger, quasiment gazeux, aussitôt qu'il se trouve rassemblé en grande quantité.
Rien de tel que le vin pour perdre conscience. Un sang nouveau coule dans mes veines, qui a goût de raisin.
Ces livres, d’ailleurs, on ne les choisit que pour offrir. Pour s’en débarrasser.