Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
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Ces livres, d’ailleurs, on ne les choisit que pour offrir. Pour s’en débarrasser.
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À lire aussi de Roland Topor
Le condamné est un mets délicieux. Mangé frais, ses chairs se détachent facilement, et ont une délicatesse que l'on serait loin d'imaginer chez les garçons, surtout ceux ayant passé une grande partie de leur existence à l'ombre.
En matière de culture, je fais mon marché tout seul. Je suis le terrain, je sais ce qui pousse.
Quand la société serre les fesses, les espaces de liberté individuelle rétrécissent.
La promotion des grands sentiments engraisse les crapules.
Dans la même œuvre
Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
L'argent, si concret quand on en manque ou quand on en a peu, devient léger, quasiment gazeux, aussitôt qu'il se trouve rassemblé en grande quantité.
Rien de tel que le vin pour perdre conscience. Un sang nouveau coule dans mes veines, qui a goût de raisin.
Chez les jeunes gens, la révolte se traduit par des vomissements. Ils refusent de digérer, sinon d’avaler. Le système digestif, révulsé par l’aspect peu appétissant de la réalité nauséabonde qu’on lui destine, se met spontanément en grève et les force à régurgiter.