Il y a des couleurs, des voix, des instants qui sont comme des avancées dans notre mémoire balbutiante; ces images sont des spéléologues capables de creuser dans la roche intacte de l'enfance.
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On peut aimer un endroit tout entier grâce à un seul détail.
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Nous étions comme ces bougies qui ne finissent pas de se consumer, ces bougies qui donnent l'impression qu'elles ne pourraient jamais se consumer tant qu'une infime flamme survit dans la cire.
Mon coeur était comme une chaîne de vélo qui a déraillé; j'en avais assez de tourner dans le vide; je voulais que mon coeur batte enfin utilement.
Passer sa vie ensemble, c'est aussi mourir ensemble.
Nos vies sont des cercles. Des cercles avec des évolutions illusoires, des tentatives de nous faire croire que le but n'est pas le point de départ. Alors qu'il est évident que nous nous dirigeons vers l'origine, la poussière.
Dans la même œuvre
Les enfants sont nos romans, mais nous ne les écrivons plus.
L'expression vie commune veut tout dire: on vit une seule vie pour deux. Alors forcément vient un moment où l'on se sent à l'étroit dans cette moitié de vie.
Je ne laissais rien derrière moi, j'avais marché sur ma vie avec des patins, sans laisser de traces.
Certains moments ne peuvent avoir pour bande-son que le silence.
Certains souvenirs ne sont pas soumis à la fatigue de la mémoire.