Certains souvenirs ne sont pas soumis à la fatigue de la mémoire.

À lire aussi de David Foenkinos

Il n'est pas rare que les grands amours d'une vie naissent du cadavre d'un premier amour.
Surtout elle n'arrivait pas à vivre l'instant présent. La douleur, c'est peut être ça : une façon permanente d'être déraciné de l'immédiat.
Quelle idiotie d'attendre en permanence l'affection de ses parents; il suffisait qu'ils vous jettent un petit os pour qu'on le ronge joyeusement en remuant la queue.
La vie de couple anesthésie nos capacités de séduction.
On dit que l'on voit les plus beaux moments de sa vie défiler avant de mourir. Il paraît ainsi possible que l'on puisse voir les ravages et ratages du passé défiler au moment où le bonheur est là, devant nous, avec un sourire presque inquiétant.
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Dans la même œuvre

Les enfants sont nos romans, mais nous ne les écrivons plus.
L'expression vie commune veut tout dire: on vit une seule vie pour deux. Alors forcément vient un moment où l'on se sent à l'étroit dans cette moitié de vie.
Je ne laissais rien derrière moi, j'avais marché sur ma vie avec des patins, sans laisser de traces.
Certains moments ne peuvent avoir pour bande-son que le silence.
C'est toujours ainsi : il suffit d'être confronté aux drames de la vie pour se sentir ridicule de s'être fait une montagne d'un rien. De notre rien.