Maudit soit le premier dont la verve insensée - Dans les bornes d'un vers renferma sa pensée, - Et, donnant à ses mots une étroite prison, - Voulut avec la rime enchaîner la raison.
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On lit peu ces auteurs, nés pour nous ennuyer, - Qui toujours sur un ton semblent psalmodier. - Heureux qui, dans ses vers, sait d'une voix légère - Passer du grave au doux, du plaisant au sévère!
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À lire aussi de Nicolas Boileau-Despréaux
Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.
Un coeur noble est content de ce qu'il trouve en lui, - Et ne s'applaudit point des qualités d'autrui.
Chez nos dévots aïeux le théâtre abhorré - Fut longtemps dans la France un plaisir ignoré.
De la foi des chrétiens les mystères terribles - D'ornements égayés ne sont pas susceptibles.
Dans la même œuvre
Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Tout doit tendre au bon sens: mais, pour y parvenir, - Le chemin est glissant et pénible à tenir; - Pour peu qu'on s'en écarte, aussitôt l'on se noie. - La raison pour marcher n'a souvent qu'une voie.
Il est certains esprits dont les sombres pensées - Sont d'un nuage épais toujours embarrassées; - Le jour de la raison ne le saurait percer. - Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Qui ne sut se borner ne sut jamais écrire.
C'est peu qu'en un ouvrage où les fautes fourmillent - Des traits d'esprit de temps en temps pétillent: - Il faut que chaque chose y soit mise en son lieu; - Que le début, la fin, répondent au milieu.