On confère toujours d'étranges qualités aux silencieux, aux discrets. On peut même les juger insaisissables.

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Sommes-nous toujours condamnés à l'inachevé?
Il était marié. Il nageait dans ce qu'il appelait la vie conjucalme.
J'étais heureux, et j'oubliais que le bonheur est toujours au rivage de la douleur.
Comment croire ceux qui disent écrire pour eux. Les mots ont toujours une destination, aspirent à un autre regard. Ecrire pour soi serait comme faire sa valise pour ne pas partir.
J'aimais cette liberté qui pouvait conduire au désastre comme à la lumière.
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Certains prénoms sont comme la bande-annonce du destin de ceux qui les portent. A la limite, Bernard pouvait être un film comique. En tout cas, avec un tel prénom, je n'allais pas révolutionner l'humanité.
Choisir un prénom est si difficile. Il ne s'agit pas non plus de mettre le paquet dans le sens inverse. Je suis toujours stupéfait qu'on appelle un enfant Ulysse ; imaginez si le pauvre se retrouve timoré à la vue de son ombre.
Il est toujours un peu risqué d'appeler sa fille Marilyn ou Lolita. C'est le genre de prénom qui ne laisse pas vraiment le choix ; on doit avoir la sensualité dans les veines.
Je n'ai jamais rencontré quiconque qui soit capable de parler de ses parents de manière posée, honnête et juste.
Elle dit : J'ai besoin de réfléchir. Et tout le monde sait à quel point ce besoin de réflexion est mauvais signe. Quand une femme dit vouloir réfléchir, c'est tout réfléchi.