Il a alors laissé un blanc dans la conversation. Et je n'avais aucune idée de la manière de mettre un peu de couleur dans son blanc.
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Il est toujours un peu risqué d'appeler sa fille Marilyn ou Lolita. C'est le genre de prénom qui ne laisse pas vraiment le choix ; on doit avoir la sensualité dans les veines.
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C'est toujours ainsi : il suffit d'être confronté aux drames de la vie pour se sentir ridicule de s'être fait une montagne d'un rien. De notre rien.
A quoi bon lutter pour paraître ? A quoi bon mettre toutes ses forces à se montrer sociale et agréable ?
Comme faîtes-vous pour porter ces chaussures ? vos orteils sont comme dans un goulag. C'est une honte, vous êtes la Staline de vos pieds.
Il voulait être près des siens. Illusoire rempart à la fragilité des autres.
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Certains prénoms sont comme la bande-annonce du destin de ceux qui les portent. A la limite, Bernard pouvait être un film comique. En tout cas, avec un tel prénom, je n'allais pas révolutionner l'humanité.
Choisir un prénom est si difficile. Il ne s'agit pas non plus de mettre le paquet dans le sens inverse. Je suis toujours stupéfait qu'on appelle un enfant Ulysse ; imaginez si le pauvre se retrouve timoré à la vue de son ombre.
On confère toujours d'étranges qualités aux silencieux, aux discrets. On peut même les juger insaisissables.
Je n'ai jamais rencontré quiconque qui soit capable de parler de ses parents de manière posée, honnête et juste.
Elle dit : J'ai besoin de réfléchir. Et tout le monde sait à quel point ce besoin de réflexion est mauvais signe. Quand une femme dit vouloir réfléchir, c'est tout réfléchi.