L'homme soumis à l'action du chef-d'oeuvre, palpite, et son coeur ressemble à l'oiseau qui, sous la fascination, augmente son battement.
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O multitude, obscure et facile au vainqueur, - \r\nDans l'instinct bestial trop souvent tu te vautres, - \r\nEt nous te résistons ! Nous ne voulons, nous autres, - \r\nAyant Danton pour père et Hampden pour aïeul, - \r\nPas plus d'un tyran Tous que du despote Un Seul.\r\n
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La France sera sauvée quand les vieux regarderont en avant et quand les jeunes regarderont en arrière.
On a tort de dire la nuit tombe ; on devrait dire la nuit monte ; car c'est de terre que vient l'obscurité.
La misère, chargée d'une idée, est le plus redoutable des engins révolutionnaires. La misère est le canon, l'idée est le boulet.
Soyez fiers ! vous avez fait autant que vos pères. - \r\nLes droits d'un peuple entier, conquis par tant de guerres, - \r\nVous les avez tirés tout vivants du linceul. - \r\nJuillet vous a donné, pour sauver vos familles, - \r\nTrois de ces beaux soleils qui brûlent les bastilles : - \r\nVos pères n'en ont eu qu'un seul !
Dans la même œuvre
Quant à flatter la foule, ô mon esprit, non pas ! - \r\n\r\nAh ! le peuple est en haut, mais la foule est en bas,
La foule, c'est l'ébauche à côté du décombre ; - \r\nC'est le chiffre, ce grain de poussière du nombre ; - \r\nC'est le vague profil des ombres dans la nuit ; - \r\nLa foule passe, crie, appelle, pleure, fuit ;
Quand un poing monstrueux, de l'ombre où l'horreur flotte - \r\nSort, tenant aux cheveux la tête de Charlotte - \r\nPâle du coup de hache et rouge du soufflet, - \r\nC'est la foule ; et ceci me heurte et me déplaît ; - \r\nC'est l'élément aveugle et confus ; c'est le nombre ; - \r\nC'est la sombre faiblesse et c'est la force sombre.
O genre humain ! lumière et nuit ! chaos des âmes. - \r\nLa multitude peut jeter d'augustes flammes. - \r\nMais qu'un vent souffle, on voit descendre tout à coup - \r\nDu haut de l'honneur vierge au plus bas de l'égout - \r\nLa foule, cette grande et fatale orpheline ; - \r\nEt cette Jeanne d'Arc se change en Messaline.
Un monde, s'il a tort, ne pèse pas un juste ; - \r\nTout un océan fou bat en vain un grand coeur.