Plus on espère la paix, moins on donne de crédit aux nouvelles qui l'annoncent, manière de conjurer le mauvais sort.
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Mourir le dernier, c'est comme mourir le premier, rien de plus con.
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A la guerre, on veut des morts franches, héroïques et définitives, c'est pour cette raison que les blessés, on les supporte, mais qu'au fond, on ne les aime pas.
Pour un militaire, une guerre qui se termine, c'est pire que tout.
Pire, il imaginait ce qui se serait passé si d'aventure Edouard était descendu chercher le charbon lui-même... C'est à ce genre de détails qu'on voit que le destin est une connerie.
La maison d'arrêt porte bien son nom. Ici, hormis les trafics en tout genres, toute la vie s'arrête, ou à peu près.
Dans la même œuvre
On imagine souvent que les puissants sont grands, on est surpris de les trouver normaux.
Un militaire, vous lui retirez la guerre qui lui donnait une raison de vivre et une vitalité de jeune homme, vous obtenez un croûton hors d'âge.
Somme toute, une guerre mondiale, ça n'était jamais qu'une tentative de meurtre généralisée à un continent.
Certes, la guerre avait été meurtrière au-delà de l'imaginable, mais si on regardait le bon côté des choses, elle avait permis aussi de grandes avancées en matière de chirurgie maxillofaciale.
Le pays tout entier était saisi d'une fureur commémorative en faveur des morts, proportionnelle à sa répulsion vis-à-vis des vivants.