On imagine souvent que les puissants sont grands, on est surpris de les trouver normaux.

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Mourir le dernier, se disait Albert, c'est comme mourir le premier, rien de plus con.
Dans la vie, il y a toujours quelques instants de vérité. Rares, c'est sûr.
La vie d'Albert tient à peu de chose : il ne sera pas fusillé parce que, ce mois-ci, ce n'est pas à la mode.
A la guerre, on veut des morts franches, héroïques et définitives, c'est pour cette raison que les blessés, on les supporte, mais qu'au fond, on ne les aime pas.
Tout le monde ne vient pas aux tests d'embauche avec un Beretta chargé de balles réelles. C'est peut-être un tort d'ailleurs. Ca va sûrement en faire réfléchir plus d'un.
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Dans la même œuvre

Mourir le dernier, c'est comme mourir le premier, rien de plus con.
Un militaire, vous lui retirez la guerre qui lui donnait une raison de vivre et une vitalité de jeune homme, vous obtenez un croûton hors d'âge.
Somme toute, une guerre mondiale, ça n'était jamais qu'une tentative de meurtre généralisée à un continent.
Certes, la guerre avait été meurtrière au-delà de l'imaginable, mais si on regardait le bon côté des choses, elle avait permis aussi de grandes avancées en matière de chirurgie maxillofaciale.
Le pays tout entier était saisi d'une fureur commémorative en faveur des morts, proportionnelle à sa répulsion vis-à-vis des vivants.