Le pays tout entier était saisi d'une fureur commémorative en faveur des morts, proportionnelle à sa répulsion vis-à-vis des vivants.

À lire aussi de Pierre Lemaitre

La maison d'arrêt porte bien son nom. Ici, hormis les trafics en tout genres, toute la vie s'arrête, ou à peu près.
Je reviens, ajouta-t-il, comme si la précision était nécessaire c'est ainsi que dans les vieux couples, on se dit des choses par habitude sans se rendre compte de la portée qu'elles auraient si on les écoutait vraiment.
Je cherche du travail comme les chiens reniflent les réverbères. Sans illusion, mais c'est plus fort que moi.
Savoir qu'on ne risque rien, que tout s'arrangera, ça désinhibe. On peut dire tout ce qu'on veut, comme on veut. En plus, ça rassure : plus on se met en danger, plus on mesure ses protections.
Le véritable danger pour le militaire, ce n'est pas l'ennemi, mais la hiérarchie.
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Dans la même œuvre

Mourir le dernier, c'est comme mourir le premier, rien de plus con.
On imagine souvent que les puissants sont grands, on est surpris de les trouver normaux.
Un militaire, vous lui retirez la guerre qui lui donnait une raison de vivre et une vitalité de jeune homme, vous obtenez un croûton hors d'âge.
Somme toute, une guerre mondiale, ça n'était jamais qu'une tentative de meurtre généralisée à un continent.
Certes, la guerre avait été meurtrière au-delà de l'imaginable, mais si on regardait le bon côté des choses, elle avait permis aussi de grandes avancées en matière de chirurgie maxillofaciale.