Les gens qui ont perdu tout espoir ressemblent à des lieux profanés, à des maisons cambriolées. Un dédale de mises à sac, de lumières éteintes, de portes fracturées. Des courants d'air que rien n'arrête. Du silence et du vide.
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Mais on ne vit pas sur des non-dits. Les questions jamais abordées et les mots jamais dits jonchent le sol comme des débris de verre. Après quelques années, le moindre pas fait mal.
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Lorsqu'on vit dans le désert, on finit par aimer le premier cactus qui pousse.
La gratitude naît de l'humanité que les gens vous témoignent, rarement de leur excellence.
C'est un peu ça que je ne veux pas faire : ranger mes rêves au fond d'un tiroir-caisse, et rendre la monnaie sur tous mes faux espoirs.
Pour certains le travail est une chose sacrée. Chacun sa religion. Je suis très tolérant.
Dans la même œuvre
Pour faire chanter les gens, il faut une partition.
C'est la nécessité qui fait le diplomate.
L'espoir, c'est bon pour les rêveurs et les adolescents.
A force de tout faire pour éviter les mauvaises surprises, on finit par rater les bonnes, aussi.
Ce n'est pas la croyance qui me gêne, c'est ce que certains croyants en font. On a tué et on tuera encore au nom d'un Dieu hypothétique, auquel on prête - s'il existe - bien des médiocrités humaines.