Lorsqu'on vit dans le désert, on finit par aimer le premier cactus qui pousse.

À lire aussi de Marie-Sabine Roger

On naît roseau, on devient chêne, et on finit bois de balsa.
Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, sinistre connerie ! ... La santé, on y pense quand on ne l'a jamais eue, ou quand elle s'effiloche. La vie, on s'y accroche lorsqu'elle est en danger. La jeunesse, on en parle toujours au passé.
Il ne faut pas réveiller le passé à tout prix, confronter la mémoire à la réalité. Il faut laisser dormir l'enfance.
Les gens qui ont perdu tout espoir ressemblent à des lieux profanés, à des maisons cambriolées. Un dédale de mises à sac, de lumières éteintes, de portes fracturées. Des courants d'air que rien n'arrête. Du silence et du vide.
Médite sur cette phrase de Maurice Chevalier : C'est très mauvais signe quand on oublie de reboutonner sa braguette après avoir pissé, mais c'est pire quand on oulie de la déboutonner avant.
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Les secrets de famille sont de noires araignées qui tissent autour de nous une toile collante. Plus le temps passe, plus on est ligoté, bâillonné, serré dans une gangue. Incapable de bouger, de parler. D'exister.
Les voyageurs, les vrais, ils ont ça dans le sang. Même quand ils s'arrêtent, qu'ils ne vont nulle part, il y a toujours en eux une porte d'embarquement, un billet composté pour le rêve.
La relation avec mes parents avait plus de plomb dans l'aile qu'une palombe lâchée à l'ouverture de la chasse.
Pour certains le travail est une chose sacrée. Chacun sa religion. Je suis très tolérant.
Tourner la page ne sert pas à grand chose, quand c'est le livre entier qu'on voudrait changer.