Mémoire illusoire qui veut faire de l'or avec du sable, de l'éternité avec le temps.

À lire aussi de Muriel Barbery

Je me mets à pleurer, doucement, lentement, avec dans le coeur un camélia frémissant.
Oui, quittons ce monde où ce qui bouge dévoile ce qui est laid.
Car l'Art, c'est la vie, mais sur un autre rythme.
Les hommes vivent dans un monde où ce sont les mots et non les actes qui ont du pouvoir, où la compétence ultime, c'est la maîtrise du langage.
Est-ce que ça veut dire que c'est comme ça qu'il faut mener sa vie? Toujours en équilibre entre la beauté et la mort, le mouvement et sa disparition?
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Dans la même œuvre

Ce qui se joue dans le face-à-face de celui qui abdique et de celui qui conquiert, est-ce filiation, est-ce renoncement?
Le pain, le sable: deux chaleurs connexes, deux attirances complices; c'est à chaque fois tout un monde de bonheurs rustiques qui envahit notre perception.
On croit que les enfants ne savent rien. C'est à se demander si les grandes personnes ont été des enfants, un jour.
Les mots: écrins qui recueillent une réalité esseulée et la métamorphosent en un moment d'anthologie, magiciens qui changent la face de la réalité en l'embellissant du droit de devenir mémorable, rangée dans la bibliothèque des souvenirs.
La caverne aux trésors, c'était cela, ce rythme parfait, cette harmonie chatoyante entre des unités en elles-mêmes exquises mais dont la succession stricte et rituelle confinait au sublime.