La caverne aux trésors, c'était cela, ce rythme parfait, cette harmonie chatoyante entre des unités en elles-mêmes exquises mais dont la succession stricte et rituelle confinait au sublime.

À lire aussi de Muriel Barbery

C'est peut-être ça, être vivant: traquer des instants qui meurent.
Un tilleul qui embaume dans la fin du jour, c'est un ravissement qui s'imprime en nous de manière indélébile et, au creux de notre joie d'exister, trace un sillon de bonheur que la douceur d'un soir de juillet à elle seule ne saurait expliquer.
Est-ce que ça veut dire que c'est comme ça qu'il faut mener sa vie? Toujours en équilibre entre la beauté et la mort, le mouvement et sa disparition?
Aimer, ça ne doit pas être un moyen, ça doit être un but.
Alors s'il y a quelque chose dans le monde qui vaut la peine de vivre, je ne dois pas le louper parce qu'une fois qu'on est mort, il est trop tard pour avoir des regrets et parce que mourir parce qu'on s'est trompé c'est vraiment bête.
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Dans la même œuvre

Ce qui se joue dans le face-à-face de celui qui abdique et de celui qui conquiert, est-ce filiation, est-ce renoncement?
Le pain, le sable: deux chaleurs connexes, deux attirances complices; c'est à chaque fois tout un monde de bonheurs rustiques qui envahit notre perception.
On croit que les enfants ne savent rien. C'est à se demander si les grandes personnes ont été des enfants, un jour.
Les mots: écrins qui recueillent une réalité esseulée et la métamorphosent en un moment d'anthologie, magiciens qui changent la face de la réalité en l'embellissant du droit de devenir mémorable, rangée dans la bibliothèque des souvenirs.
Un homme qui pète au lit, ma grand-mère le disait, c'est un homme qui aime la vie.