Un homme qui pète au lit, ma grand-mère le disait, c'est un homme qui aime la vie.

À lire aussi de Muriel Barbery

Pour la première fois de ma vie, j'ai ressenti le sens du mot jamais. Eh bien, c'est terrible. On prononce ce mot cent fois par jour mais on ne sait pas ce qu'on dit avant d'avoir été confronté à un vrai «plus jamais».
Qui chasse l'éternité récolte la solitude.
S'il y a quelque chose dans ce monde qui vaut la peine de vivre, je ne dois pas la louper parce qu'une fois qu'on est mort, il est trop tard pour avoir des regrets.
Je fais partie des 8% de la population mondiale qui calment leur appréhension en se noyant dans les chiffres.
Si on redoute le lendemain, c'est parce qu'on ne sait pas construire le présent, on se raconte qu'on le pourra demain et c'est fichu parce que demain finit toujours par devenir aujourd'hui, vous voyez?
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Dans la même œuvre

Ce qui se joue dans le face-à-face de celui qui abdique et de celui qui conquiert, est-ce filiation, est-ce renoncement?
Le pain, le sable: deux chaleurs connexes, deux attirances complices; c'est à chaque fois tout un monde de bonheurs rustiques qui envahit notre perception.
On croit que les enfants ne savent rien. C'est à se demander si les grandes personnes ont été des enfants, un jour.
Les mots: écrins qui recueillent une réalité esseulée et la métamorphosent en un moment d'anthologie, magiciens qui changent la face de la réalité en l'embellissant du droit de devenir mémorable, rangée dans la bibliothèque des souvenirs.
La caverne aux trésors, c'était cela, ce rythme parfait, cette harmonie chatoyante entre des unités en elles-mêmes exquises mais dont la succession stricte et rituelle confinait au sublime.