A quoi sert l'Art? A nous donner la brève mais fulgurante illusion du camélia, en ouvrant dans le temps une brèche émotionnelle qui semble irréductible à la logique animale.
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Ce qui se joue dans le face-à-face de celui qui abdique et de celui qui conquiert, est-ce filiation, est-ce renoncement?
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À lire aussi de Muriel Barbery
J'ai beau savoir que le monde est laid, je n'ai pas envie de le voir.
J'enclenche la cassette, je sirote du thé au jasmin. De temps en temps, je reviens en arrière, grâce à ce rosaire laïc qu'on appelle la télécommande.
Vivre, se nourrir, se reproduire, accomplir la tâche pour laquelle on est né et mourir : ça n'a aucun sens, c'est vrai, mais c'est comme ça que les choses sont.
Je suis toujours fascinée par l'abnégation avec laquelle nous autres humains sommes capables de consacrer une grande énergie à la quête du rien et au brassage de pensées inutiles et absurdes.
Dans la même œuvre
Le pain, le sable: deux chaleurs connexes, deux attirances complices; c'est à chaque fois tout un monde de bonheurs rustiques qui envahit notre perception.
On croit que les enfants ne savent rien. C'est à se demander si les grandes personnes ont été des enfants, un jour.
Les mots: écrins qui recueillent une réalité esseulée et la métamorphosent en un moment d'anthologie, magiciens qui changent la face de la réalité en l'embellissant du droit de devenir mémorable, rangée dans la bibliothèque des souvenirs.
La caverne aux trésors, c'était cela, ce rythme parfait, cette harmonie chatoyante entre des unités en elles-mêmes exquises mais dont la succession stricte et rituelle confinait au sublime.
Un homme qui pète au lit, ma grand-mère le disait, c'est un homme qui aime la vie.