A quoi sert l'Art? A nous donner la brève mais fulgurante illusion du camélia, en ouvrant dans le temps une brèche émotionnelle qui semble irréductible à la logique animale.

À lire aussi de Muriel Barbery

Une onomatopée et une familiarité pareille dans la bouche de Manuela c'est un peu comme si le pape, s'oubliant, lançait aux cardinaux : Mais où est donc cette saleté de mitre ? Foutue mitre, dit le pape.
Nous parlons d'amour, de bien et de mal ... et nous accrochons à ces icônes respectables comme la tique assoiffée à son gros chien tout chaud.
La politique, me dit-elle. Un jouet pour les petits riches qu'ils ne prêtent à personne.
Je crois qu'il n'y a qu'une chose à faire: trouver la tâche pour laquelle nous sommes nés et l'accomplir du mieux que nous pouvons, de toutes nos forces, sans chercher midi à quatorze heures et sans croire qu'il y a du divin dans notre nature animale.
Un tilleul qui embaume dans la fin du jour, c'est un ravissement qui s'imprime en nous de manière indélébile et, au creux de notre joie d'exister, trace un sillon de bonheur que la douceur d'un soir de juillet à elle seule ne saurait expliquer.
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Nous parlons d'amour, de bien et de mal ... et nous accrochons à ces icônes respectables comme la tique assoiffée à son gros chien tout chaud.
Les hommes vivent dans un monde où ce sont les mots et non les actes qui ont du pouvoir, où la compétence ultime, c'est la maîtrise du langage.
La Civilisation, c'est la violence maîtrisée, la victoire toujours inachevée sur l'agressivité du primate.
Les gens croient poursuivre les étoiles et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal.
Les psys sont des comiques qui croient que la métaphore, c'est un truc de grand sage.