Les mots: écrins qui recueillent une réalité esseulée et la métamorphosent en un moment d'anthologie, magiciens qui changent la face de la réalité en l'embellissant du droit de devenir mémorable, rangée dans la bibliothèque des souvenirs.

À lire aussi de Muriel Barbery

Car l'Art, c'est la vie, mais sur un autre rythme.
Un homme qui pète au lit, ma grand-mère le disait, c'est un homme qui aime la vie.
Ceux qui savent faire font, ceux qui ne savent pas faire enseignent, ceux qui ne savent pas enseigner enseignent aux enseignants et ceux qui ne savent pas enseigner aux enseignants font de la politique.
Mémoire illusoire qui veut faire de l'or avec du sable, de l'éternité avec le temps.
Vivre, se nourrir, se reproduire, accomplir la tâche pour laquelle on est né et mourir : ça n'a aucun sens, c'est vrai, mais c'est comme ça que les choses sont.
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Dans la même œuvre

Ce qui se joue dans le face-à-face de celui qui abdique et de celui qui conquiert, est-ce filiation, est-ce renoncement?
Le pain, le sable: deux chaleurs connexes, deux attirances complices; c'est à chaque fois tout un monde de bonheurs rustiques qui envahit notre perception.
On croit que les enfants ne savent rien. C'est à se demander si les grandes personnes ont été des enfants, un jour.
La caverne aux trésors, c'était cela, ce rythme parfait, cette harmonie chatoyante entre des unités en elles-mêmes exquises mais dont la succession stricte et rituelle confinait au sublime.
Un homme qui pète au lit, ma grand-mère le disait, c'est un homme qui aime la vie.