Lorsque nous consommons, nous tenons compte du prix mais rarement du temps de consommation. Combien de résidences secondaires, de disques, de livres, etc. sont-ils véritablement utilisés ?

À lire aussi de Jean-Louis Servan-Schreiber

Si vous n’arrivez pas à commencer ce que vous aviez prévu de faire, ne faites rien ! Mais vraiment rien. Restez assis les mains sur les genoux, les yeux clos, essayez de faire le vide dans la tête. Tenir le coup jusqu’à ce qu’on se sente en état de véritable inaction, mentale et physique. Rouvrir les yeux et commencer à entreprendre immédiatement ce qu’on devait faire.
Longtemps j’ai admiré les hommes pressés. Jusqu’à ce que je réalise qu’ils n’étaient que stressés. Ce que je redoute le plus dans le stress, ce n’est pas qu’il tue, c’est qu’il empêche de goûter la vie.
Sérénité constante, disponibilité aux autres, multiples intérêts, les vrais maîtres du temps, parce qu’ils savent prendre du recul, y ajoutent l’humour.
De nos jours, si l’on veut être parmi les meilleurs en quoi que ce soit, il faut accepter, par manque de temps, d’être parmi les moins bons en bien d’autres domaines.
Nous consacrons des miettes de temps à une multitude de plaisirs, au lieu de profiter à loisir des rares qui nous conviennent vraiment.
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Dans la même œuvre

Nous réfléchissons bien plus à l'emploi de notre argent renouvelable, qu'à celui de notre temps irremplaçable.
Le paradoxe du temps, c’est que rares sont ceux qui estiment en avoir suffisamment, alors que chacun dispose de sa totalité.
Le temps c’est de l’argent, mais la réciproque est tout aussi vraie.
Lorsque nous consommons, nous tenons compte du prix mais rarement du temps de consommation. Combien de résidences secondaires, de disques, de livres, etc. sont-ils véritablement utilisés ?
Nous consacrons des miettes de temps à une multitude de plaisirs, au lieu de profiter à loisir des rares qui nous conviennent vraiment.