Lorsque nous consommons, nous tenons compte du prix mais rarement du temps de consommation. Combien de résidences secondaires, de disques, de livres, etc. sont-ils véritablement utilisés ?

À lire aussi de Jean-Louis Servan-Schreiber

Nous consacrons des miettes de temps à une multitude de plaisirs, au lieu de profiter à loisir des rares qui nous conviennent vraiment.
Claudel a dit : « Ce n’est point le temps qui manque, c’est nous qui lui manquons. »
Quand le temps devant soi se rétrécit, on acquiert plus de modestie, donc de réalisme sur ce que l'on peut encore attendre de sa vie.
Pour se faire un ami du temps, il convient de la traiter comme il se doit avec un ami : en lui consacrant du temps.
Il est impossible d’éliminer les perturbations du temps, mais il est essentiel de pouvoir d’emblée les situer par rapport à son programme.
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Dans la même œuvre

Nous réfléchissons bien plus à l'emploi de notre argent renouvelable, qu'à celui de notre temps irremplaçable.
Le paradoxe du temps, c’est que rares sont ceux qui estiment en avoir suffisamment, alors que chacun dispose de sa totalité.
Le temps c’est de l’argent, mais la réciproque est tout aussi vraie.
Nous consacrons des miettes de temps à une multitude de plaisirs, au lieu de profiter à loisir des rares qui nous conviennent vraiment.
Voici quelques voleurs de temps externes : les appels téléphoniques, les collègues qui viennent vous faire la conversation ou exposer leurs problèmes, la politique de la porte ouverte, les visiteurs qui débarquent à l’improviste, le personnel incompétent, les chefs, les sorties d’affaires, les réunions trop fréquentes ou mal préparées, l’entretien et la réparation de machines, les rendez-vous pour les enfants, les tâches domestiques, les enfants, etc.