La Bruyère a écrit : « Le regret qu’on les hommes du mauvais emploi du temps qu’ils ont déjà vécu ne les conduit pas toujours à faire meilleur usage de celui qui leur reste à vivre. »
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Il est impossible d’éliminer les perturbations du temps, mais il est essentiel de pouvoir d’emblée les situer par rapport à son programme.
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De même qu’on éteint un incendie de forêt par un contre-feu il faut, pour lutter contre le manque de temps, consacrer du temps à la réflexion sur l’emploi de son temps : donner du temps au temps.
Les quatre injonctions de Kahler vis à vis de l’action, qui occasionnent souvent des pertes de temps : les « dépêche-toi », les « sois parfait », les fais-moi plaisir » et les « sois fort ».
Devancer le temps en pensée nous dote de trois pouvoirs distincts : prévoir, vouloir, se préparer.
Un emploi du temps ne se gère pas, il se cisèle. Il est plus raisonnable de déléguer sa carte de crédit que son agenda.
Dans la même œuvre
Nous réfléchissons bien plus à l'emploi de notre argent renouvelable, qu'à celui de notre temps irremplaçable.
Le paradoxe du temps, c’est que rares sont ceux qui estiment en avoir suffisamment, alors que chacun dispose de sa totalité.
Le temps c’est de l’argent, mais la réciproque est tout aussi vraie.
Lorsque nous consommons, nous tenons compte du prix mais rarement du temps de consommation. Combien de résidences secondaires, de disques, de livres, etc. sont-ils véritablement utilisés ?
Nous consacrons des miettes de temps à une multitude de plaisirs, au lieu de profiter à loisir des rares qui nous conviennent vraiment.