Nous réfléchissons bien plus à l'emploi de notre argent renouvelable, qu'à celui de notre temps irremplaçable.
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La Bruyère a écrit : « Le regret qu’on les hommes du mauvais emploi du temps qu’ils ont déjà vécu ne les conduit pas toujours à faire meilleur usage de celui qui leur reste à vivre. »
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Lorsque nous consommons, nous tenons compte du prix mais rarement du temps de consommation. Combien de résidences secondaires, de disques, de livres, etc. sont-ils véritablement utilisés ?
Il est impossible d’éliminer les perturbations du temps, mais il est essentiel de pouvoir d’emblée les situer par rapport à son programme.
Si vous n’arrivez pas à commencer ce que vous aviez prévu de faire, ne faites rien ! Mais vraiment rien. Restez assis les mains sur les genoux, les yeux clos, essayez de faire le vide dans la tête. Tenir le coup jusqu’à ce qu’on se sente en état de véritable inaction, mentale et physique. Rouvrir les yeux et commencer à entreprendre immédiatement ce qu’on devait faire.
Claudel a dit : « Ce n’est point le temps qui manque, c’est nous qui lui manquons. »
Dans la même œuvre
Nous réfléchissons bien plus à l'emploi de notre argent renouvelable, qu'à celui de notre temps irremplaçable.
Le paradoxe du temps, c’est que rares sont ceux qui estiment en avoir suffisamment, alors que chacun dispose de sa totalité.
Le temps c’est de l’argent, mais la réciproque est tout aussi vraie.
Lorsque nous consommons, nous tenons compte du prix mais rarement du temps de consommation. Combien de résidences secondaires, de disques, de livres, etc. sont-ils véritablement utilisés ?
Nous consacrons des miettes de temps à une multitude de plaisirs, au lieu de profiter à loisir des rares qui nous conviennent vraiment.